Passe-temps

Soigner

Les stigmates des peintures

Agonisant sur les silences

Et laisser ces pigments

D’une vie déposée

À la merci du temps ;

Cette vieille carcasse !

Laisser se creuser les sillons

Des vallées d’incertitudes.

 

Quand la moisson

Des plate-plantes assoiffées

(Ces chères toiles de lin)

S’abreuvent aux couleurs

D’une illusion retrouvée,

Elles n’ont vraiment pas besoin

De la fontaine empoisonnée

Par la fleur de l’absolu,

Elles ont seulement à se faire

Accepter par le temps,

L’inlassable critique.

 

Mon pinceau est une vigie

Qui continue à scruter

Des horizons disponibles !

 

Claude Ozanne

 

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