Nouvelles technologies et intelligences artificielles

robots humanoides
Un économiste américain, Tyler Cowen annonce que la révolution technologique va diviser les travailleurs en deux catégories :
Ceux dont les compétences permettent de diriger les machines intelligentes (M.I.) et ceux qui seront placés en compétition et donc remplacés (son livre « Le moyen est fini »).

La question sous-jacente est : Etes-vous assez bons pour travailler avec les M.I. (machines intelligentes) ? Vos compétences sont-elles un complément aux compétences de l’ordinateur ? L’ordinateur fait-il mieux sans vous ? Et pire, serez-vous en compétition avec l’ordinateur ?
Pour Tyler Cowen, les transformations de l’économie et de la société liées aux nouvelles technologies vont s’accélérer.

Dans le monde social, l’une des conséquences de l’implantation d’algorithmes un peu partout, va se traduire par une notation permanente de tout et par tous, notation déjà généralisée à différentes professions : médecins, avocats, professeurs, dirigeants. Ceux qui s’enthousiasment pour ces nouveaux systèmes ont tort, parce que ces mêmes consommateurs, usagers, seront à leur tour notés ! Sous couvert de services plus « démocratiques », nous aurons tous un score de réputation en ligne.

Laquelle sera entourée de robots partout faisant appel à l’intelligence artificielle. Ce qui n’est rien, nous prévient Kevin Kelly (écrivain, journaliste américain) qui ne jure que par cette intelligence depuis qu’il a pris le train en marche de la mondialisation. Un train lancé à grands coups de trompe par Wall Street qui entend mettre le monde en coupes réglées : alimentaire d’abord puis les armes avec ses drones et autres robots au service de la monnaie qui n’est qu’au commencement du commencement de toutes sortes de changements. Kevin Kelly déclare : « Les robots seront partout et le pistage avec la surveillance omniprésente. Le big data (les données de masse) sera un élément essentiel de la création de richesses. »
Ce qu’il ne dit pas c’est que toute cette richesse accumulée ne profitera qu’à une toute petite minorité qui possède déjà la moitié des richesses de la planète.

Dans cette optique, les questions vaudront plus que les réponses car les machines n’en posent jamais. En ce monde cartographié et photographié sous toutes ses coutures, ceux qui, il y a deux décennies, en attendaient des voitures volantes, seront, pour le moins, déçus : époque où personne ne croyait qu’une encyclopédie pouvait être accessible à tous.

Claude Ozanne

 

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