Mes dix-sept ans

J’aboyais en privilégiéLoup courant
De pouvoir garder un seul rêve
Nourrir le jardin de ma sève,
Sans nulle culture à rogner.

J’évitais la morsure
Des louves et des rats
Se jouant des appâts ;
D’eux j’avais la dent dure.

Quand mes griffes d’enclume
Avaient l’allure fière
Du coq levant ses plumes,

J’embrassais des buissons ardents,
J’étais Elohim aux yeux blancs
Avec au cœur un feu de dieu.

Claude Ozanne

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