Mémoire ouverte

La mémoire, ouverte à plusieurs nouvelles, plonge
Sa bouteille à la mer. Elle aborde Cythère,
L’œil à peine ouvert sur la mouette adultère
Vient gober les sonnets de mes brillants mensonges.

Esquissant l’aquarium d’ovoïdes peintures,
La couleur donne à l’art pompé jusqu’à la lie,
Sa violente mesure à l’aune de sa vie.
Fouette mes neurones algueux et mûrs.

En oiseau tétraptère sur un souffle à prendre,
Je plane sur un fleuve déroulant ses méandres
Et me tiens à la proue du drakkar de grand vent.

Sur la rive aux sirènes, vole l’esprit King,
En mouette rieuse poussée par le vent
Qui accouche Vénus : étoile du Viking.

Claude Ozanne

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

deux × quatre =