Les mouches

 » Des hommes se promènent dans la rue.
Certains ont l’œil éteint comme une chaussette sale.
Une morve récurrente leur obstrue les cornets du nez.
D’autres brillants, le regard vif
Tournent leur canne en s’en allant.
Tous sont des enculeurs de mouches.
Mais il y a deux façons d’enculer les mouches :
Avec ou sans leur consentement. »

Boris Vian  source : « Cantilènes en gelée » Avril 1947

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C’est mouche, que voulez-vous !

Les choses ne se passent pas
Comme nous pourrions l’espérer.

Ainsi qu’on peut le penser,
Il y a des faits ici-bas,
Qui défient sereinement
Notre bel entendement.

Comme notre vieille terre
Que d’aucuns pensent plus chaude
Quand le soleil s’en rapproche.
C’est l’histoire d’une mouche,
Chieuse familière
Les mouches, c’est connu,
Se reproduisent en surnombre
Et c’est la forte femelle
Qui mène toujours le jeu ;
Culbutant le mâle en vol,
Son abdomen sur le sien
Elle le plaque sur le sol.

C’est mouche, que voulez-vous !

Notre femelle, la mouche,
Sait reproduire cinq billons
De mouches en une saison,
Qui heureusement pour nous,
Finissent en escarmouches.

C’est mouche, que voulez-vous !

Claude Ozanne

 

 

 

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