La nuit infirmière

Nuit qui panse toutes les blessures humaines
Les miennes, concentrées dans mon inquiétude
Celles du poète qui cherche ta quiétude
Après avoir écrit un sonnet que tu aimes.

Nuit réparatrice de tout homme en sagesse
Dont l’artiste a besoin de tout ton temps, aussi.
Ainsi que les dieux de l’antiquité, mais si !
Nuit aimée avec tout ce temps que tu me verses !

Oublieuse de tout avec ou sans tes lunes
Qui effacent dans l’homme toutes ses rancunes
Toi qui me nourrit, me repose et répares.

Tu savonnes en pluies de tes faces obscures
Les stigmates de ma peau avec mes blessures
Et tu finis par unir ce qui nous sépare.

Claude Ozanne

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