C’est qui ?

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Texte publié dans le journal « Hector » de la M.A. de Villeneuve-lès-Maguelone

A Marseille, dans le quartier populaire de la Belle de Mai, le 1er Janvier 1921, un artiste nous est né. En 1935, âgé de 14 ans, il a la chance de pouvoir suivre les cours de l’École des Beaux-Arts de la ville avec Raymond Normand puis, en 1943, l’École nationale des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier Marcel Gimond. Il occupe un atelier dans un ancien bordel de la rue de l’Échaudé dont les chambres sont attribuées aux étudiants.

Dès 1947, il fait du modelé et travaille le plâtre sur cadre métallique. En 1952, il fait ses premiers essais de soudure sur des ferrailles qu’il récupère chez le maître ferronnier Hannesse de Pantin qui a pour unique élève un jeune poète particulièrement doué : un certain Jean-Pierre Duprey qui apprend pendant quatre ans, à Pantin, son métier de sculpteur. Ceci avant son suicide dans son atelier, 21 avenue du Maine à Paris. Chez ce ferronnier, le Marseillais récupère, avec Duprey, des barres et autres ferrailles, avant de se rendre ensemble en banlieue du côté de Villetaneuse où le jeune poète, auteur de La poésie et son double, illustre ses écrits des photographies de ses sculptures utilisant, comme chez son ami, le sculpteur Gonzalez, le fer soudé. Ces deux sculpteurs suivis par Picasso conseillent le Marseillais de laisser tomber sa série des Insectes afin de donner du mouvement à sa sculpture pour sortir des sentiers battus. Or, le Marseillais apprécie, lui aussi, Pablo Picasso à qui il rend hommage avec un humour à la Duprey (apprécié par André Breton) et par son Centaure exécuté en 1987 Place de la Révolution.

Après son happening hautement compressif au Musée des Arts Décoratifs de la ville de Paris en 1970 et dans plusieurs galeries, au gré de ses rencontres avec des artistes comme Anita Tullio de la Villa Saint-Jacques à Paris, Mimmo Rotella, Niki de Saint Phalle et Gérard Deschamps, il passe des Empreintes humaines aux Compressions puis, bis repetita, aux Traces inspirées d’Armand de l’École de Nice pour enfin se consacrer à son œuvre majeure qui fleure bon son trophée oscarisé pour le cinéma depuis 1976.

Il est toutefois une sculpture de bronze de 3,8 kg réalisée sur le pouce, fondue par Bocquel en Normandie. Et ce, depuis près de 40 ans, à la demande de l’Académie des César. 25 statuettes sont annuellement distribuées dans leurs disciplines respectives. La dernière, le 28 février dernier lors de la 39ème édition des rendez-vous de la profession cinématographique française au théâtre du Châtelet à Paris.

Vous l’avez compris : nous parlions de :  César Baldaccini, dit César.

Claude

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