LES CI-DEVANTS DE L’AMOUR COURTOIS

Sur la peinture de Sophie SAMMARRO-Mosiadz

para grajaca courtois

 

 

 

 

 

 

 

 

Par le choix de son mode d’expression, Sophie Sammarro-Mosiadz est une artiste dont la personnalité n’est manifestement pas insensible à l’apport du maniérisme.

          Son instinct, plus fort ici que l’intellect est, sans aucun doute, l’élément le plus important de sa création. Plus masculin que féminin, il est le moteur de sa stimulation. Il en constitue la quintessence.

          Sa création plastique, largement empreinte de poésie, soutient volontiers
les mouvements plastiques les plus prestigieux. Parmi ces mouvements, s’impose d’emblée, celui de la Renaissance. À cet égard, une première décryptation peut être proposée, à travers ce prisme, pour une meilleure compréhension de son œuvre qui ne saurait, cependant, se fondre exclusivement dans les schémas traditionnels du type Renaissance.

          Pour répondre à un tel souhait, il faut, peut-être, de prime abord, évacuer l’aspect par trop architectural qui sous-tend la figuration picturale des thèmes de l’œuvre proposée. Même si celle-ci, indifférenciée dans certaines toiles, est en fait quasiment inexistante.

          L’œuvre picturale ne se limite pas à des artifices de perspectives architecturées. Pas plus qu’elle n’obéit à une recherche effrénée de relief dans sa matière même. Sa technique essentielle appelle plutôt l’aplat. Non pliée à l’habilité du trompe l’œil, elle adosse sa facture à des colonnes. De celles, dépourvues toutefois des bases chères aux Grecs ou à celles des Romains légèrement effilées vers le haut, avec leurs sempiternelles cannelures à l’exemple de la célèbre colonnade entourant la place Saint-Pierre de Rome due à ce grand architecte et sculpteur du Bernin qui exécuta, avec brio, dans cette même ville en 1646, la Sainte-Thérèse et l’ange. Or cette Sainte est une évocation de Thérèse d’Avila, rappelant une œuvre de Sophie Sammarro-Mosiadz par l’éloquence de ses lèvres, sensuelles et sombres comme des pétales de rose. Cette atmosphère de couvent espagnol, empreint d’un mysticisme baroque, a fait long feu. Elle semble faire une large part au sentiment et à l’intuition. La part, plus intuitive d’ailleurs que sentimentale, crève son extase par son excès même. Cette extase s’affiche sur le mode de l’amour et son rituel se décrit picturalement jusqu’à l’obsession. Ce rituel, non dépourvu de passion, a le mérite de ne pas décevoir la vie même qui n’est, le plus souvent, que trahison dans sa lutte quotidienne.

L’artiste sait que tout ce qui vit dans l’œuvre picturale est soumis à la régénération, autant d’ailleurs que dans les écrits de Thérèse d’Avila, désignés ici à titre d’exemple. La peinture de Sophie Sammarro-Mosiadz, fruit de cette régénération soumise à la vie avec ses déboires que vient compenser la foi, obéit à cette renaissance. Elle en constitue l’ivresse même qui vaut mieux pour son âme que la sobriété. Une sorte d’ivresse qui emprunterait à Plotin, ce néo-platonicien qui essayait de joindre le panthéisme aux religions asiatiques ajoutées à l’idéalisme d’un Platon. Ivre de ce nectar de l’extase, la peinture de Sophie Sammarro-Mosiadz est de l’ordre du monde sensible. Pour elle, le monde n’est pas l’œuvre d’un méchant Démiurge comme le prétendent les gnostiques que Plotin critique. Son monde est plutôt celui de la Providence, un monde bon malgré la poésie qui opère contre lui avec la conscience de l’homme : ce mal suprême !

          Sa peinture s’exprime toutefois dans la morphologie du baroque. Elle obéit à ce fond générique vers lequel glisse l’esprit captivé par la foi. Elle abandonne toute discrimination entre l’orthodoxie et le panthéisme. Cette discrimination est réelle entre la pensée logique et la pensée sensible, entre l’intelligence et la vie. A peine l’intelligence rompt-elle ses lois que la vie recouvre les privilèges de la Carmélite dont le caractère spontané de ses écrits revêt une certaine divination d’essence vitaliste. Une essence où transpire une alternative entre l’orthodoxie et le panthéisme. Cette alternative n’a rien de la bourgeoisie juive à laquelle elle appartenait. D’ordre universelle, elle obéit au courant vitaliste, avec son côté libertin. Et la peinture de Sophie Sammarro-Mosiadz, traduit cet esprit, tant est patent son état d’abandon devant toute autorité religieuse.

          Le baroque épouse ici l’œuvre picturale, indépendamment de tout joug politique ou religieux. Il lui confère ainsi un sens cosmique, nettement révélé par son éternelle prédilection pour l’atmosphère picturale, à la fois rurale et paysanne. Le baroque agit dans l’œuvre comme un idiome naturel. Il est à sa peinture ce que le dialecte est à la langue.

          Le Bernin pour sa sculpture consacrée à Thérèse d’Avila pour l’Église Santa Maria della Victoria de Rome, avait-il lu également les écrits de Jean de la Croix, son compagnon du Carmel de l’incarnation où elle était prieure ?

Le Bernin est-il vraiment conscient des éléments d’un itinéraire de la sensualité rappelant, de manière audacieuse, les hautes émotions de l’amour ?

La réponse n’est-elle pas donnée par cet ange à gauche de la sculpture dominant Thérèse, une sorte d’Eros, au sourire séducteur, campé devant elle avec une tête de conquérant ?

De l’expression sculpturale de Thérèse, émerge un flot de voiles. Il recouvre son corps tremblant semblant faire des pieds et des mains pour l’obtention d’une ultime extase, peut-être exagérée par Le Bernin, avec une pointe misogyne d’ironie, comme pour en souligner le côté habile de la femme (fondatrice avec l’aide de Jean de la Croix d’une trentaine de couvents tant féminins que masculins). Outre, bien sûr, l’hommage qu’il adresse à l’immensité de son amour de la vie pour celle qui sauva son âme en déversant sur le papier ses angoisses de Carmélite.

          Délaissant la spiritualité quant au registre purement architectural des tableaux de Sophie Sammarro-Mosiadz, pour ne pas dire maniériste, il convient de noter l’absence de tympans médiévaux désignant l’espace compris entre les linteaux et les archivoltes des portails sous lesquels, passent et repassent moult personnages de la chevalerie. Point d’architectures, non plus de châteaux forts dans le fond de ses tableaux, seuls subsistent, dans quelques toiles, des éléments géométriques. Une géométrie, discrète dans le drapé des personnages du temps jadis, souligne la composition des tableaux. Elle se fond souvent dans un enroulement de spires ornant, de ci de là, un mythique sujet. Notamment par un drapé spiralé, presque sculptural, de personnages féminins qui sont plus nombreux, chez Sophie Sammarro-Mosiadz, que masculins. Ces sujets (aussi individualisés que chez Dominikos Theotokoulos dit le Gréco et formés, eux aussi, dans un couvent), retrouvent l’ambiance de l’amour courtois.

          Le maniérisme a su, en son temps, s’attirer le soutien des artistes conscients de la crise des valeurs de la Renaissance. Et, sur ce point, Sophie Sammarro-Mosiadz, pour son plus grand profit, en cultive le goût. Elle le fait avec un instinct purement gestuel. Son écriture picturale se met à la disposition d’une classe sociale, sous forme de convenances souvent matérialisées par des commandes.

          La création plastique de Sophie Sammarro-Mosiadz n’est point dépourvue de l’amour courtois. Et, dans ses compositions, à travers ses ci-devants en pavane, avec ou sans afféteries, il peut être réducteur de complaire toute explication dans le maniérisme. Et pour ne point l’être, il convient d’esquisser un peu plus le contour de leurs origines pour une bonne approche de l’œuvre de Sophie Sammarro-Mosiadz.

          Pour mieux appréhender la peinture de Sophie Sammarro-Mosiadz, il suffit de jeter un oeil à sa bibliothèque. Deux livres, parmi d’autres, s’en détachent. L’un sur Arcimboldo et l’autre sur Léonor Fini, résument tous deux succinctement une  meilleure compréhension de l’oeuvre du peintre.

          Le premier : Arcimboldo, peintre italien, célèbre pour ses techniques élaborées du trompe-l’oeil et pour ses ghiribizzi aux effets habiles, séduisait déjà, à son époque, les princes de Habsbourg. Le caractère à la fois ludique et étrange de son art ne manque pas d’inquiéter l’imagination des surréalistes. Son aspect « art magique », plaisait à Novalis qui exprimait dans ses écrits la nostalgie de sa foi religieuse à travers un idéalisme influencé en partie par les théories de Saint-Martin, dont la vision du monde fit connaître, en France, le mysticisme et la métaphysique de Swedenborg. Cet idéalisme magique séduisait également un Odilon Redon, illustrateur des « fleurs du mal » de Charles Baudelaire auprès duquel une peinture de Sophie Sammarro-Mosiadz se réclame.

Pour cet excellent graveur aimé de l’auteur des « Paradis artificiels », tout ne se faisait-il pas par la soumission à la lumière de l’inconscient ? Le lithographe s’appliquait déjà, comme Sophie Sammarro-Mosiadz, à transcrire le caractère spirituel des tendances les plus symboliques, avec une précision de naturaliste.

          Le deuxième Léonor Fini, autre peintre Italien, se disant autodidacte, (décédé en 1992) est la référence par excellence. Il convient de s’étendre d’avantage sur les richesses contenues dans son œuvre pour mieux cerner la complexité de son style proche, à bien des égards, de celui de Sophie Sammarro-Mosiadz. L’univers de la femme aux chats caressants, est à la fois ambigu et sensuel. Il s’allie au dévoilement d’un monde intérieur orné, par instants, de recherches éclectiques. Ses débuts picturaux trouvent leurs fondements dans la facture de peintres connus comme Goya ou Klimt. Ce monde théâtral, s’il en est, plaisait à un de ses commanditaires comme Jean-Louis Barrault qui montait des pièces comme « Bérénice » ou « Les Bonnes » de Genêt dont elle tira le portrait. Et qui mieux que Michel Ciry, (surnommé par son ami romancier Roger Bésus « Le nautonier de l’âme ») peut en cerner la complexité, lorsqu’il livre ses impressions sur un gros livre de Léonor Fini?

« Tout un attirail de théâtre accompagne le principal des sujets ».(Le buisson ardent Plon 1970)

Ce journal confirme des traits connus du polémiste qui vêt de mots sulfureux les questions essentielles.

« Renonçant à sa tricherie majeure, à ce savoir qui camouflait la modicité de la pensée, et, davantage encore, dissimulait la réalité d’une âme qui, bien que se voulant perverse, est finalement assez naïve, cette peinture devient l’aveu qu’il ne faut pas faire. Des mains de cette fausse magicienne, coule une eau rare, plus insipide qu’empoisonnée. » 

Est-ce le côté aguicheur de cet art qui agaçait André Breton, au point de ne jamais nommer son nom dans ses ouvrages sur la question du surréalisme, force est de constater que l’œuvre de Sophie Sammarro-Mosiadz gagnerait à se détacher de tout onirisme à la Léonor Fini. Au lieu de se poser devant un miroir, mieux vaut en poser l’esprit. Fut-il déguisé, quelque peu masqué, sur ce théâtre du monde cher à Shakespeare.

          Les séductions, élevées au rang d’un art, inspirées par la bienveillance du charme de Sophie Sammarro-Mosiadz, n’ont pas pour but qu’une mise en oeuvre des moyens de fascination. Elles posent, comme postulat de départ; des sujets au caractère impérieux que soulignent, par instants, les mouvements médiévaux de l’amour courtois. Ses sujets, issus de la cuisse de plusieurs dieux, semblent obéir à une préoccupation plus païenne que déiste.

Tant il est vrai qu’il y a dans la peinture de Sophie Sammarro-Mosiadz un mystère païen baignant tout ballet de danseurs contenu dans l’œuvre. Ce corps de danse ou présumé tel, s’avance, à pas comptés sur le devant de la scène. Ce sont des ci-devants d’opéra toisant, en vis-à-vis, leur partenaire, le regard planté dans celui de l’autre.

Au-delà de cette scène, quelque peu sublimée, ils sont ci-devants d’un amour converti par une grâce, la plus vivifiante dont on ne peut la détacher, la couper.

          La peinture de Sophie Sammarro-Mosiadz fait feu de toute image et du moindre grain d’insolite. Elle est une suite plastique ininterrompue de salons de danse faisant montre de ballerines. Elle n’en relève pas moins de la bienveillance, la plus dansante.

          De cet art de la danse, le plus asexué, le plus exigeant qui soit, cette grâce est d’essence païenne. Typiquement courtois, cet art prend la geste de la grand-messe. Il sacralise l’épuration de son expression et procède au flamboiement le plus haut, en jetant tous ses feux sur la scène du ballet androgyne. Une scène de la vie gracile imprégnant tout ce qui laisse toucher le beau, le plus nu. La beauté déroulée d’un rideau d’opéra où, à chaque représentation de son talent, l’artiste tire le thème de son esprit toujours en mouvements. Un déplacement de fables chères à Sophie Sammarro-Mosiadz où scintillent les mille attraits d’une imagination dans le cadre des dorures patinées par les effervescences d’une nostalgie de l’amour courtois.

          L’atmosphère picturale est ici des plus bouclée. Son harmonie régnante sur le choix des sujets n’en cède pas moins à la simplicité. Et de la bienveillance, la plus nonchalante, drapée dans sa plasticité même, découle le charme d’une facilité de déplacement des jeunes filles brocardées de fleurs moyenâgeuses.

          La légèreté des robes et des rubans des danseuses badinent avec aisance. Les drapés se froissent et le charme féminin se meut dans l’azure. Un dédoublement des plus félins, devant le miroir, fend les airs délicatement parfumés d’une chambre. Est-ce une attitude d’auto-fascination passant inéluctablement par sa propre mouvance, un dédoublement engoncé dans des préjugés de classe ou de fortune?

          Fleurdelisées jusqu’à la moelle, ces filles ouvrent leur cœur à l’innocence la plus soutenue, envahies, qu’elles sont, par les parfums de leur jeunesse éclose.

Claude Ozanne

Van Gogh vu par Antonin Artaud

C’est chez un marchand de peinture nommé Albert LOEB au 12, rue des Beaux-arts 75006 – Paris, que le poète écrit le livre le plus intéressant sur ce peintre.

Parmi la floppée de catalogues parue sur Van Gogh, celui d’Artaud est, pour moi, le plus captivant. Il considère que Vincent Van Gogh est un « Suicidé de la société » (Titre de son livre publié par Gallimard) Artaud s’identifie au peintre qui rejoint l’esprit de son « Théâtre de la cruauté » dans la mesure où il en est effectivement une victime. Sa correspondance avec son frère Théo étaye cette affirmation.

Son suicide pose interrogation. S’est-il vraiment tiré une balle lui-même ou bien a-t-il été tué pour se faire voler ses tableaux ?

Etait-il si bête pour se tirer une balle dans le ventre et agonir plus d’une nuit pour expirer au matin, selon Gachet qui lui avait acheté une toile. Le peintre intéressait d’autre marchands. C’est l’hypothèse de ce faux Docteur Gachet, collectionneur de quoi ? Ou deuxième hypothèse : il a pu être tué par deux voyous qui se seraient intéressés à lui ? Artaud ne se pose pas la question.

Enthousiasmé par la découverte de sa première exposition au Musé des Tuileries, à Paris, avant sa mort, en 1946, à Ivry. Dans ce Musée, exposera plus tard le peintre Gaston CHAISSAC, ami du peinture Jean DUBUFFET et Tony-Fritz VILARS. Sur ce dernier j’ai écrit : T.F.V. : Une vue désemparée du mal d’être. Editions bilingues, traduit en anglais par Philip de Mézamat de l’Isles et en allemand par Michel Colin, professeur d’allemand (Editions D.P.,Rouen 1976).

Et Variation sur une peinture de Tony-Fritz VILARS, Éditions. Arcam Paris 1985, ISBN :2-86476-196-3)

Claude Ozanne

 

« Champ de blé aux corbeaux »
Tableau de Van Gogh peint en 1890

 

Première salle publique de shoot à Paris : argent public pour l’autodestruction « propre » (1)

Qui aide un jeune à s’autodétruire proprement
et apporte de l’eau au moulin des trafiquants ?
Moult parisiens n’approuvent pas leurs gouvernants :
Ces politiques eux-mêmes, égarés ou déments.

La Maire de Paris, Anne Hidalgo, laisse s’implanter dans le quartier Stalingrad de Paris un mini Calais provisoire. Est-ce pour faire le pendant du dix-huitième arrondissement ? La décision d’évacuer ces sans papier qui ne parle pas un mot de français et parmi lesquels des Djihadistes peuvent facilement s’infiltrer est-elle opportune ?

Veut-elle faire de Paris un second Sangatte démembré et qui a laissé place à Calais aux 11000 migrants ? La politique du clou qui chasse l’autre est-elle la meilleure ? Les faits sont têtus et les ruisseaux finissent pas se rencontrer. Les plus petits ruisseaux font les grandes rivières tant en France où une centaine de migrants passent la frontière italienne de Vintimille, sans anicroche, selon le journal Libération du 10 octobre 2016.

A Paris, l’enlèvement des migrants à la station Stalingrad ne supprime pas les odeurs d’urine (une centaine par jour en moyenne). L’enlèvement tous les mois des sans papier éligibles pour la carte bancaire prépayée à 40 € par jour, afin de faciliter l’expulsion des lieux sans heurt. Avant leur départ en banlieue, des repas leur sont servis avec un cours de français, près de la Rotonde de la place Stalingrad (Paris). Le dernier enlèvement s’est déroulé début septembre. C’était le 26e enlèvement par Bus avec 2497 migrants en septembre. Les statistiques étant interdites par le Premier Ministre Manuel Valls. Il se murmure que les deux tiers au moins ne seraient pas chassés par la guerre mais par une misère relative des pays du Maghreb qui ne sont pas en guerre.

Claude Ozanne 

(1) « salle de shoot propre » selon l’expression de la Maire de Paris

 

SINÉ, dessinateur nous quitte à 87 ans

Sine_0_730_302

Une carrière de patron de presse commencée à 80 ans

« De Charlie Hebdo   à  Siné mensuel c’est la danse des canards »

Titre de Frédérique Roussel pour sa nécro de Libération du 6 mai 2016 sur la mort de Siné qui se nommait dans le civile SINET. Siné avait un père qui, en 1914, devant son fils âgé de 12 ans, met des torgnoles aux bidasses qui montent au front pour faire la guerre de 14-18 : en leur disant « N’y allez pas » Fidèle en cela à la chanson « Le déserteur » de Boris Vian qui lui vaudra aussi un procès.

Après s’être fait virer en 2008 par Philippe val qui l’accusait d’antisémitisme ; Voici l’objet du délit retranscrit mot pour mot dans sa chronique du 2 juillet 2008 sur le fils de Nicolas Sarkozy, Président  de la République jusqu’à 2012 :

« Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera son chemin dans la vie ce petit ! » Qui voit  là un passage antisémite ? Val et ses amis de la LICRA le jugent antisémite. Selon Frédérique Roussel : « val le met dehors pour éviter un procès et peut être aussi pour écarter un collaborateur historique qu’il ne goûtait guère. Le feuilleton dure l’été : les noms d’oiseaux volent bas, la blogosphère fulmine et les pétitions jouent la bataille rangée. Bob  a compris qu’il était temps de prendre les choses en main pour ne plus se laisser emmerder par la censure. Le 27 août 2008, il annonce le lancement de Siné Hebdo, avec une maquette maison, sans pub, du contenu qui « chie dans la colle » et une équipe « qui a de la gueule » dixit Delfeil de ton qui y contera ses années Hara Kiri, aux côtés de Geluck, Vuillemin, Michel Onfray, Raoul Vaneigem, Guy Bedos, Jacques Berroyer, Denis Robert… Poursuivi par la LICRA pour « incitation à la haine raciale »

Siné est relaxé le 24 février 2009 ; Les juges  considérant qu’il a usé de son droit de  satire. En décembre 2012, Charlie Hebdo sera condamné en appel pour préjudice moral et financier.

Quant à Siné Hebdo, il coule des jours rigolards pendant un an et demi avant le dépôt de bilan. Fin 2011, un nouveau journal satirique, Siné Mensuel, débarque dans le paysage, plus alerte et méchant que jamais, avec sa devise qu’on lui connait et les éditos illustrés de Siné. Et Frédérique Roussel de conclure qu’après avoir pris la tangent, la curée sur bob continue. Son dernier Siné Mensuel est en kiosques de puis mercredi 4 mai il a pour titre « Plus jamais couchés !

Un homme lève sa pancarte avec pour inscription le mot Grève et la femme la sienne portant le mot Générale.

Une belle entrée en matière de notre ami Anar qui, pour nous, n’est pas mort.

Sa pensée, comme celle de son père qui connue le bagne comme rebelle contre la guerre de 14-18, vit encore. Avec son ami le poète Jean Genet décédé en 1986, sa pensée mise au diapason de son combat, ne saurait mourir.

Achetez-le !

Encadrez la couverture 

Claude Ozanne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Ligue de l’enseignement : une institution toujours présente en France

Jean-Mace

Avec ses auberges de jeunesse et ciné-clubs, il y a 150 ans est fondée, en 1866, par Jean Macé, la Ligue de l’enseignement qui entame un combat contre l’obscurantisme. Décidant de lutter pour que les principes de 1789 prévalent, qu’un « Napoléon le nain » veut étouffer, Jean Macé, en bon disciple de Condorcet, de Saint-Simon et de Fourier, publie à ses frais une  Prière socialiste pour les enfants  qu’il distribue dans une carriole et devient journaliste à La République. Condamné à l’exil après le coup d’Etat du 2 décembre 1852, il rédige des Manuels scientifiques et institue une Société des bibliothèques communales du Haut-Rhin. Son initiative impose un savoir émancipateur qui fournit un socle populaire à la République. Par le suffrage universel, sa volonté politique se répand dans tout le pays. Le 25 octobre 1866, il publie dans le journal l’Opinion  un appel qui convie les citoyens à se mobiliser pour favoriser l’instruction pour  Un combat contre l’ignorance.

Avec succès, le 15 novembre suivant, il annonce la fondation de la Ligue française de l’enseignement qui compte très vite 5000 membres dont Jules Ferry, Camille Flammarion, entre-autres. Jean Macé a d’ autant plus de succès qu’elle est soutenue par les loges de France soucieuse de faire pièce à l’influence de l’Eglise.

L’esclavage par les razzias de Blancs par la barbaresque algérienne, s’achève par la prise d’Alger par Napoléon III le grand en 1830. Sur trois siècles avant, les esclaves blancs vendus au marché d’Alger comptabilisent un million et demi. Le chiffre supérieur sur les noirs africains n’est pas connu. Cette victoire sur la fin de l’esclavage par la France confère, quarante ans après, une puissance à la Ligue devenue un des fers de lance du combat républicain. Ce fer plaide pour un enseignement « gratuit, laïque et obligatoire » En 1872, Victor Hugo préside la  liste des  responsables qui va de Schœlcher qui abolie l’esclavage  à Marcelin Berthelot. Le combat est rude. Menacée dans sa prédominance, l’église catholique fait feu de tout bois. L’enjeu est crucial : le contrôle de la jeunesse, la formation des esprits  écrit  Laurent  Joffrin* qui  cite cette philippique de l’évêque de Metz contre l’émancipation des jeunes filles, un des chevaux de bataille de la ligue :

« La décence chrétienne exige que nous couvrions notre corps (…) Est-il bien séant qu’une femme prie Dieu sans être voilée ? » Un combat toujours d’actualité hier avec les églises et notre erreur de ne pas avoir inscrit les fondements chrétiens de notre Europe qui vacille avec son Breixit)  dans sa constitution réclamé par un Jean-Paul II qui avait vu la menace islamique arrivée, à une époque où nos dirigeants étaient tous sur un nuage. Un combat  pour lequel Jean-Michel Dian sonne le tocsin et que Laurent Joffrin à raison de souligner : « Combats toujours actuels, tant les assauts des préjugés venant de toutes églises sont aussi pernicieux et inquiétants qu’il y a un siècle et demi. » (Libération du 21 avril 2016 « La saga de la ligue »).

Claude Ozanne

* du Journal   Libération (04.2016) sur le livre de Jean-Michel Dian  « L’Utopie citoyenne, une histoire républicaine de la Ligue de l’enseignement »  (Editions La découverte, 2016)

 

Recherche d’une île top secret pour ne pas faire un flop

Suite à l’article Hisser les voiles du Journal Libération. Du 11.01.2016 par Quentin GIRARD et Laerke POSSELT sur Peter SUNDE, activiste Suédois et artiste, cofondateur du site de partage de contenus The Pirate Bay, passé par la prison, (huit mois ferme). Appelant à changer la société dans son ensemble, cette jeune figure de l’Internet libre et du débat sur le copyright, affronte, avec son logos de flibustier, une mer orageuse pour éviter les falaises de marbre du numérique. Ira – t -il avec son radeau du numérique, se fracasser sur un récif ?
Si son combat ne s’engage pas de suite, avec son site, toujours actif, moteur de recherches, symbole des partages en pair à pair permettant d’échanger gratuitement entre internautes, avec qui débattre ? Benoit Thieulin, président du Conseil national du numérique, « Pour un réseau hyper égalitaire et ouvert, sans que ça tombe dans la désillusion », milite pour le maintien des dernières positions illustrant encore les données historiques d’Internet. Quand Peter Sunde souhaite, lui, une victoire en 2016 de Donald Trump crédité de 59% selon le W.P. Intox ou détox (détoxication) ? Contre l’enfumage de la Cop 21 qui concernent 40.000 privilégiés ? (Cf. avis sur la question, de l’année dernière, sur mon site de Comité de soutien à Claude Ozanne.
Les auteurs de Hisser les voiles du journal Libération ont le mérite de démontrer que « La société capitaliste irait vite dans le mur » avec ou « sans carte, Google Maps, une île perdue » si rien n’est fait sans lieu de résistance, à part ceux faciles à neutraliser par le pouvoir. Loin de celle incipit du roman de Stevenson, je me permets d’en suggère une, top secret, (pour ne pas faire un flop), aux intéressés qui voudront me contacter. Placée sous une latitude et à acquérir pour un euro à un pays (qui, heureusement, ne connait pas l’euro, cause de désunion sociale). Une île sans drapeau, sans police pour se replier et résister et à chanter avec ces deux Sonnets de mon bonnet, inédits :

Une île pour résister au totalitarisme du numérique

I
Qui contrôle les câbles
De tous réseaux en pleurs
Moins sociaux que serveurs
Qui tombent sur le râble ?

Qui vous pourrit la vie
Et qui contrôle quoi,
Et entre-autres G.A.F.A.*
Supprimant l’utopie ?

Menace planétaire
Sur l’inégalitaire,
Des réseaux moins ouverts

Sans contrôle du risque
Des ordis. d’une terre
Sous joug du numérique ?

II

Décret pour des actions
Qui déjà, manque d’air,
Dans tout notre univers,
Combat en pétitions.

Comprendre sur le tas,
Rejoindre qui se bat
Fortifier le combat
Crier partout : « A bas

Le to ta li ta risme
Et Wikileak au prisme
Des systèmes qui donnent

Notre indignation. Quand
La perche d’un Snowden
Nous est tendue, céans.

 

* Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon)

Claude Ozanne

Histoire d’animaux

De l’aile d’une image à tête d’aigle au cheval qui remonte de la mine pour finir ses jours dans une prairie, cette comparaison nous est donnée par trois auteurs ayant pour cheville ouvrière un neuropsychiatre et éthologue Boris Cyrulnik. Avec Karine Lou Matignon et Frédéric Fougea, ces trois auteurs éthologues, publient « La fabuleuse Aventure des hommes et des Animaux » (Éditions du Chêne).
Ces auteurs étudient, depuis quelques années, le comportement des animaux pour mieux comprendre ce qu’un chacun comprend intuitivement. Qui n’a pas eu dans son enfance un chat ou un chien ou, à défaut, côtoyé un animal dit « de compagnie » quand il n’est pas pour les enfants souvent cruels, remisé comme souffre-douleurs chez les voisins ou à la campagne ?

Pour ceux qui sont nés après la deuxième guerre mondiale et savent qu’elle fut plus destructrice que la première, les pauvres chevaux mobilisés avec les hommes, en Pologne notamment, connurent une véritable hécatombe. Beaucoup moins en France grâce à la guerre éclair de l’offensive allemande de 1940, faisant près de deux millions de soldats prisonniers avec pour conséquence moins de chevaux mitraillés qu’en 1914 à 1918, pendant quatre ans et trois mois l’hécatombe continua. Ce qui fit les beaux-jours des boucheries chevalines.

Comment un homme et un animal, s’apprivoise jusqu’à s’influencer mutuellement ? Pour moi, une furète non élevée pour la chasse est un exemple, parce que dénaturée et achetée dans une animalerie.
Ces maux, supposés connus par chacun d’entre nous, sont néanmoins à rappeler. Tant pour les chevaux qui ont longtemps servis d’esclaves aux hommes qui les remerciaient en les mangeant.
Sans admettre qu’ils puissent avoir droit à une retraite toujours méritée. Une indispensable pâture où les chevaux peuvent mourir tranquillement avec ou sans caresses de leurs propriétaires. Désormais, en France, ces animaux ne sont plus considérés comme « meubles ». Ce qui n’est malheureusement pas le cas hors d’Europe, pour les chameaux ou ânes du Maroc, convoyeurs de charges lourdes sans un minimum d’alimentation. Ceci sans les vivisections réclamées par les laboratoires, pour des douleurs non nécessaires, mais infligées aux chats et aux chiens à notre époque du séquençage de l’ADN.
Parodiant Brillat Savarin, le destin d’une nation ne dépend-t-elle pas de la manière dont elle traite ses animaux de compagnie ou de business ?
Quant à la sacro-sainte excuse des pays pauvres dits du « Tiers-monde » (concept introduit par le démographe Alfred Sauvy en 1957), celle-ci n’est pas admissible pour nos amis les animaux de compagnie.

Pour les oiseaux, et autres massacres en règle pour les viandards chasseurs sur mirador attendant le retour des tourterelles venues d’Afrique centrale pour remonter l’estuaire de la Garonne, les ornithologues s’en chargent, alertant tous les ans une opinion qui s’amplifie contre ce type de massacre qui n’a strictement rien à voir avec la chasse au fusil ou au faucon.
L’image de l’envol d’un aigle royal ne peut que nous réconcilier avec ce qui est permis et ce qui ne l’est pas. L’empathie devant être réelle et non simulée. Assurément !

Claude Ozanne

Aigle-serpentaire-aigrette-vol

Nouvelles technologies et intelligences artificielles

robots humanoides
Un économiste américain, Tyler Cowen annonce que la révolution technologique va diviser les travailleurs en deux catégories :
Ceux dont les compétences permettent de diriger les machines intelligentes (M.I.) et ceux qui seront placés en compétition et donc remplacés (son livre « Le moyen est fini »).

La question sous-jacente est : Etes-vous assez bons pour travailler avec les M.I. (machines intelligentes) ? Vos compétences sont-elles un complément aux compétences de l’ordinateur ? L’ordinateur fait-il mieux sans vous ? Et pire, serez-vous en compétition avec l’ordinateur ?
Pour Tyler Cowen, les transformations de l’économie et de la société liées aux nouvelles technologies vont s’accélérer.

Dans le monde social, l’une des conséquences de l’implantation d’algorithmes un peu partout, va se traduire par une notation permanente de tout et par tous, notation déjà généralisée à différentes professions : médecins, avocats, professeurs, dirigeants. Ceux qui s’enthousiasment pour ces nouveaux systèmes ont tort, parce que ces mêmes consommateurs, usagers, seront à leur tour notés ! Sous couvert de services plus « démocratiques », nous aurons tous un score de réputation en ligne.

Laquelle sera entourée de robots partout faisant appel à l’intelligence artificielle. Ce qui n’est rien, nous prévient Kevin Kelly (écrivain, journaliste américain) qui ne jure que par cette intelligence depuis qu’il a pris le train en marche de la mondialisation. Un train lancé à grands coups de trompe par Wall Street qui entend mettre le monde en coupes réglées : alimentaire d’abord puis les armes avec ses drones et autres robots au service de la monnaie qui n’est qu’au commencement du commencement de toutes sortes de changements. Kevin Kelly déclare : « Les robots seront partout et le pistage avec la surveillance omniprésente. Le big data (les données de masse) sera un élément essentiel de la création de richesses. »
Ce qu’il ne dit pas c’est que toute cette richesse accumulée ne profitera qu’à une toute petite minorité qui possède déjà la moitié des richesses de la planète.

Dans cette optique, les questions vaudront plus que les réponses car les machines n’en posent jamais. En ce monde cartographié et photographié sous toutes ses coutures, ceux qui, il y a deux décennies, en attendaient des voitures volantes, seront, pour le moins, déçus : époque où personne ne croyait qu’une encyclopédie pouvait être accessible à tous.

Claude Ozanne

 

Pourquoi, dès 1857, les premiers aviateurs montent leur avion, à gauche ?

1894lilienthal

Le premier avion ressemblait à une sorte d’oiseau de bonne ou mauvais augure, animal avec ou sans yeux peints sur le fuselage doté d’un solide bec pour ses piqués. Un fuselage capable de fendre l’air, à défaut des cœurs, pour percer sa proie. Cet objet imperméable, vient-il à tomber du ciel ? Un marin LE BRIS l’analyse, sous toutes ses plumes. Comme le faisait jadis, un certain Léonard de Vinci. Dans ses carnets, le peintre ne dit-il pas que l’aéroplane doit nécessairement ressembler à l’oiseau ?
Le BRIS, marin breton, dissèque les croquis de Vinci, avec entre autres inventions, celle du parachute dont le métrage exact au carré, est relaté dans une de mes brèves de comptoir, pour démontrer que Vinci vient d’inventer le thermo dynamisme, dont le mot n’existe pas encore !
Quant à l’étude du fuselage, ses épures inspirent le premier avion de LE BRIS qui le nomme « Aile volante. » Et, commettant l’erreur de ne pas tenir compte de son devancier, nommé Lacroix, qui a déjà édicté les règles de base pour qu’un tel objet puisse planer, il précipite son aile volante du haut d’une falaise bretonne en 1857.
En effet, Lacroix a raison. Le plus lourd que l’air doit avoir une queue actionnée par un câble pour lui octroyer une direction. De même qu’il est préférable de donner à cette «aile votante » un moteur à vapeur afin de lui donner une traction. Mais à l’époque, le moteur à vapeur pèse trop lourd pour être monté sur une structure sensée être aussi légère qu’un os creux d’oiseau. La structure doit être en bois et l’aile volante être évidée, en deux éléments séparés collés l’un sur l’autre. Le tout constitue sa colonne vertébrale (entoilée pour sa protection), légèreté nécessaire pour cet attelage.
En 1857, le moteur à explosion n’existe pas encore et la traction nécessaire pour tirer l’avion ne peut être, par grand vent, qu’un puissant cerf-volant ou, pour tirer l’attelage, un cheval ou deux.

Or le cheval, comme l’avion, se monte à gauche.

Claude Ozanne

photo:  l’aile d’Adler élaborée 40 ans après celle de Le Bris

Un requin blanc dévoré par un monstre ?

requin blanc

Un grand requin blanc, de trois mètres de long, aurait été « sauvagement dévoré par un mystérieux monstre marin. » relate un documentaire qui sera bientôt diffusé en Australie. Monstre d’un Loch Ness maritime, pieuvre géante ou baleine de Melvilleou requin plus gros ? Les rumeurs vont bon train.
Le monde scientifique, en ébullition, tente d’identifier un éventuel super prédateur.
Dans le cadre d’une étude scientifique, il y a quelques mois, l’animal, équipé de capteurs, avait été perdu. Son dispositif retrouvé sur une plage, aurait livré d’étonnantes mesures. Lors de l’attaque, la température a brusquement grimpée de 8° C à 25° C (centigrade), et l’animal a plongé en quelques instants à près de 500 mètres de profondeur.
De quoi affirmer qu’il se trouvait dans le système digestif d’une créature abyssale pesant plusieurs tonnes. S’il paraît clair qu’il a été absorbé, avant digestion de la totalité du corps de ce grand requin blanc, excepté la boite noire rejetée à la mer.
« Qu’est-ce qui peut chasser un animal de cette taille ? » s’interroge Dave Rigg, le réalisateur.
Ce requin aurait-il été dévoré par un congénère plus gros que lui comme cela a été observé dans un aquarium de la région d’Ibaraki, au Japon, où des deux squales, cohabitant depuis dix ans, le plus gros voulait dévorer le plus petit : un requin tigre des sables ou requin marteau comme lui ? Mais n’y parvenant pas, le requin marteau l’avait relâché après l’avoir mâchouillé pendant quarante minutes. N’ayant pas survécu à un pareil traitement, le petit requin marteau est décédé.
Selon les océanologues, l’hypothèse du requin géant cannibale est la plus sérieuse. Mais, peut-être pas la plus rassurante.

Claude Ozanne